Cela ne devrait pas être une source de honte… le témoignage de Virginie
Bonjour je m’appelle Virginie, j’ai 45ans et je me sonde depuis décembre 2023 en raison d’une hypertonie sphinctérienne. Malgré des soucis urinaires depuis la naissance de ma fille en 2005, j’avais pas vraiment fait attention. Et en 2019, j’ai commencé à me rendre compte que pour uriner, je devais appuyer sur mon ventre. Au départ, j’ai suivi des séances de stimulation tibiale, qui ont été efficaces, mais avec le temps, cela a cessé de fonctionner correctement. Très souvent, on me pose la question de savoir à quoi cela est due, mais médicalement, il n’y a pas de raison particulière. Mon problème urinaire est apparu après un choc émotionnel lié à un procès pour agression sexuelle. Aujourd’hui, je tiens à partager mon expérience parce que j’ai remarqué que beaucoup de personnes autour de moi ont honte de se sonder, et cela me touche. Je trouve cela triste, car c’est déjà une épreuve physique en soi. Il faut accepter ce geste, qui peut paraître difficile au début.
Personnellement, mes débuts ont été très compliqués. J’ai souvent eu mal, saigné, pleuré et parfois même trempé mes vêtements au travail, je me cachais. C’est pour cela que je veux insister sur un point essentiel : il faut trouver des moyens de soulager son esprit autant que son corps, et cela passe par l’acceptation et le partage. Aujourd’hui, les sondages se déroulent mieux, même s’il m’arrive encore d’avoir des accidents. Cependant, ma difficulté principale, étrangement, reste de boire suffisamment d’eau. Pourtant, c’est crucial pour que tout fonctionne correctement. Si je partage cela, c’est parce que je veux briser le tabou qui entoure le sondage intermittent. Cela ne devrait pas être une source de honte. Ce geste fait partie de ma vie, et c’est en en parlant ouvertement que nous pouvons rendre ce parcours moins douloureux pour tous ceux qui le vivent.




