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Trouver un juste équilibre dans la relation avec son proche

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Quand on aide un proche au quotidien, la relation peut se transformer.

Une maladie est diagnostiquée, le handicap apparait, et tout est bouleversé. Beaucoup de questions se posent et la souffrance physique ou psychologique de l’aidé prend le dessus. Cependant, ne négligez pas votre ressenti. Ne pas s’oublier est la règle pour tenir le coup.

La personne qui soutient, comme la personne malade/en situation de handicap, va passer par différentes étapes sur le chemin de l’acceptation. L’avancement ne se fait pas toujours à la même vitesse. Le plus important au cours de ce cheminement est de ne pas nier ses émotions et d’en parler.

 

Quelles sont les conséquences, les plus souvent identifiées, du rôle aidant-aidé ? Une redistribution des rôles et des relations différentes

Comment garder sa place d’épouse, d’époux, de parent, d’enfant lorsque l’on est amené à faire pour son proche tout un tas de choses, qui relèvent parfois de l’intimité ? Le proche peut avoir la sensation d’être devenu un aide-soignant ou un infirmier. Déstabilisant, ce changement de relation peut entrainer une dégradation de la qualité des échanges. Une mauvaise entente peut s’installer rendant l’aidé ou le proche aidant aigri, faisant porter un poids supplémentaire sur l’une ou les deux parties.

La fatigue physique et morale peut s’installer lorsque la situation perdure dans le temps. Les sacrifices accordés et les contraintes peuvent parfois entrainer des conflits. S’accorder des moments de répit, en s’appuyant si possible sur des professionnels de santé ou encore sur d’autres personnes de l’entourage qui pourraient prendre le relais quelques heures, est primordial pour ne pas arriver à un épuisement physique ou moral. Il est vrai que cela nécessite de l’organisation mais cela en vaut la peine. Et la personne malade ou en situation de handicap, qui a besoin de l’attention, des soins, de l’aide et de l’amour de ses proches, ne s’en trouvera que mieux. Ces moments de répit bienvenus pourraient entraîner chez certains un sentiment de culpabilité qui n’aurait pas lieu d’être. Il est normal et légitime de s’accorder du temps pour soi. Pas toujours facile à admettre, cette prise de recul est pourtant souvent bénéfique aux deux parties.

Trouver sa juste place et son équilibre n’est pas quelque chose d’immédiat, un temps d’adaptation est généralement nécessaire. A la découverte de son handicap ou de sa maladie, l’aidé peut se sentir perdu, incompris car il faut apprendre à vivre avec cette nouveauté. De même pour les proches, ils découvrent tout ce que cela implique. Il n’est pas toujours évident de se comprendre et d’exprimer aux autres ce que l’on ressent dans un tel contexte.

Toutes ses conséquences peuvent être atténuées et des solutions simples existent pour tenter de préserver la relation avec son proche et établir un équilibre où chaque personne sera plus à l’aise pour trouver de nouveaux repères.

 

Mais comment faire ?

Pour commencer, nous pouvons nous poser une question simple : quel est mon lien avec ce proche ? Quelle est ma place affective auprès de lui ? Cette question va vous aider à garder un lien affectif sans que vous deveniez son « aide-soignant» .

Le secret d’une relation préservée est la communication. Il est nécessaire que l’aidé comme l’aidant s’exprime sur son ressenti, ses craintes, le type d’aide que souhaite apporter l’aidant mais également ce que l’aidé souhaite faire seul. Pour l’aidant, il est souvent difficile de savoir comment se positionner par rapport à son proche. Dois-je en faire plus ? Dois-je le laisser se débrouiller seul ? Souhaite-t-il plus d’autonomie ? Je l’étouffe ? Je ne l’aide pas assez ? Se sent-il abandonné ? Qu’est-ce qu’il souhaite faire seul ?

Toutes ses questions que l’aidant se posent sont légitimes et normales. C’est pourquoi, la communication est la clé du succès. Il est important que chaque partie puisse dire ce qu’elle souhaite et ce qu’elle ressent afin d’établir les différents types d’aides et par conséquent préserver sa relation avec son proche.  Vous pouvez alors déterminer le type de la relation d’aide. Vous pouvez faire le choix d’une aide ponctuelle ou encore d’une relation type binôme, c’est-à-dire que l’aidant est un partenaire de soin. Cela peut parfois dépendre du type de dépendance du proche mais la communication est importante pour choisir, ensemble, le type d’aide souhaité par les deux parties.

La deuxième étape pour le proche aidant est de ne pas s’oublier. Vous direz, plus facile à dire qu’à faire ! L’aidant doit se poser des questions sur son ressenti physique et moral. Il est important de s’écouter et d’écouter ses besoins. Pour cela, il faut accueillir ses émotions car les rejeter ne ferait que repousser la période d’acceptation. Vous pouvez avoir peur, en laissant place à vos émotions, de perdre le contrôle, de vous effondrer. Mais cette phase est nécessaire pour, qu’à nouveau, si ce n’est pas déjà le cas, vous puissiez vous épanouir dans votre vie et dans la relation affective avec l’aidé. Votre ressenti est important ! Vous avez le droit de ressentir des choses et de vous plaindre, même si c’est votre proche qui est malade ou en situation de handicap. N’oubliez pas que prendre soin de soi permet de mieux prendre soin de son proche. Vous avez le droit à vos temps à vous, vous avez le droit à du répit !

Enfin, vous pouvez également avoir du mal à trouver votre place entre votre proche et le(s) professionnel(s) de santé. Quelle est mon rôle ? Dois-je intervenir ? Vous pouvez également avoir le sentiment d’être incompris ou de ne pas être écouté par le professionnel. Vous avez votre mot à dire si vous aidez votre proche au quotidien, il n’y a pas de concurrence ou de mauvaise place. Vous avez un objectif commun, à savoir, le bien de votre proche. Toutes les parties doivent avancer ensemble.

Ainsi, vous devez construire un nouvel équilibre et des nouveaux repères. Cela ne se fera du jour au lendemain, mais la communication est la base d’une relation saine et épanouie. Le handicap et la maladie ne doivent pas mettre fin à une bonne relation entre l’aidé et son proche aidant. Vous avez le droit de ressentir des choses, de vous faire plaisir sans culpabilité car pour vous comme pour votre proche malade ou en situation de handicap, la vie continue.

 

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