Miss Monde en fauteuil roulant : deux Françaises parmi les 24 prétendantes
C’est à Varsovie en Pologne qu’a été couronnée samedi 7 octobre la toute première Miss Monde en fauteuil roulant. Ce concours a été organisé par « The Only One Foundation » (Fundacja Jedyna Taka en polonais), créée par deux mères de famille handicapées. Leur but ? « changer l’image des femmes handicapées du monde entier ». Après avoir organisé trois ans de suite le concours de Miss Pologne en chaise roulante, la fondation a voulu élargir la compétition aux autres pays, soit 19 pays, aboutissant ainsi à cette première édition de Miss Monde en fauteuil.
En liste, deux Françaises: Sandrine Ciron et Nadjet Meskine
Sandrine Ciron (à gauche sur la photo), 35 ans, infirme moteur de naissance, a lancé son blog il y a cinq ans « Fashion Handi » et y parle majoritairement de la mode. Interrogée par Franceinfo, elle explique que son handicap « n’est pas une faiblesse, mais une force » mais aussi que « l’on peut être en situation de handicap mais également fashion, sexy et tendance ». A l’écoute du lancement de ce concours Miss Monde, elle a immédiatement voulu relever ce nouveau challenge: « Mon objectif, ce n’est pas de faire du mannequinat pour faire du mannequinat, mais pour se faire plaisir ».
Nadjet Meskine (à droite sur la photo) a été directement contactée par l’organisation du concours. À 27 ans, elle est championne d’Europe et de France de foot fauteuil et explique qu’elle n’a « jamais été complexée » par son handicap. « Si on me regarde dans la rue, je me dis que c’est peut-être parce qu’on me trouve jolie ou que je suis bien habillée », déclare-t-elle également à Franceinfo. Contrairement à son acolyte, Nadjet à pour objectif de faire carrière dans le mannequinat, un monde dans lequel elle s’est lancée en février dernier, et espère pouvoir un jour en vivre. La joueuse de football et mannequin française Nadjet Meskine a quand même pu se faire remarquer puisqu’elle a été élue Miss sourire lors de cette compétition.

Retour sur le concours
Lors de la soirée de gala, devant un millier de spectateurs, les candidates ont comparu dans trois tenues différentes : costume national, tenue de cocktail et tenue de soirée.
La co-fondatrice du projet et co-présidente du jury, Katarzyna Wojtaszek-Ginalska déclare:
»Le concours a pour objectif de changer l’image des femmes en fauteuil roulant, pour qu’elles ne soient pas définies à travers cet attribut, mais aussi d’insister sur le fait que, dans certaines parties du monde, le fauteuil roulant reste un luxe »
« Ce n’est pas le physique qui compte le plus. Certes, avoir un beau visage est important mais on se penche énormément sur la personnalité des filles, leur activité quotidienne, leur engagement, leur vie sociale, leurs projets »
Chaque candidate avait pour objectif de défendre sa place lors du concours, mais avant tout celui-ci a permis de créer des liens entre ces 24 jeunes femmes. Elles sont toutes venus des 4 coins du mondes puisque 19 pays étaient représentés: Italie, France, Brésil, Moldavie, Guatemala, Afrique du Sud, Biélorussie…
Au final, c’est Alexandra Chichikova, Miss Biélorussie, qui s’est imposée devant Miss Afrique du Sud (Lebohang Monyatsi) et Miss Pologne (Adrianna Zawadzinska), respectivement première et deuxième dauphines.
Chacune d’entre elles avait son objectif et son message à délivrer au jury mais aussi aux téléspectateurs. Nous retenons d’ailleurs une phrase de Jennifer Lynn Adams, Miss America 2014:
« C’est d’ailleurs mon message au monde : nous avons chacun quelque chose qui nous limite mais nous pouvons nous adapter et briller au-delà de ces limites ».




